La Passion avant Noël


Rappel des faits : Assassinat du père Hamel, assassinat de Samuel Paty, affaire Cardinal Barbarin, rapport Sauvé, , déclaration Monseigneur de Moulins-Beaufort, , déclarations du Pape, affaire Monseigneur Aupetit, polémique sur la reconstruction Notre-Dame de Paris, Nanterre et sa procession…, la liste des faits concernant l’Eglise de France est certainement incomplète mais suffisante pour tirer quelques conclusions.

En préambule, je rappelle qu’une société d’hommes ne peut être parfaite mais de mon point de vue doit tendre vers un absolu, une espérance. Or, si nous faisons ce point d’étape dans notre route de 2000 ans, force est de constater que ces derniers temps nombre de faits négatifs l’emportent au détriment du courage et de la prise de position.

Notre Eglise serait-elle à l’image de notre société, bercée par le relativisme, l’individualisme et le silence en attendant des jours meilleurs ?

Aujourd’hui, des fidèles consternés, des prêtres déboussolés (« l’Eglise peut-elle encore dire la vérité ? »), des évêques inaudibles, bref, une hiérarchie hors du temps, incapable de naviguer par gros temps et de mettre les voies et moyens en action pour ne serait-ce que se faire respecter. Plus important encore, la transmission des commandements du Décalogue n’est plus assumée, ni prêchée.

Alors que faisons-nous à la veille de la fête de la Vie, Noël ? Il me paraît important de retrouver la signification profonde de cet événement : la vie, la famille, la joie et l’espérance. Nous attendons de notre Eglise de France qu’elle reprenne confiance dans son message, qu’elle relève la tête par l’affirmation, la prise de conscience, et le refus de la soumission.

En conclusion, nous voulons de l’enthousiasme, de la joie, de la fierté, du respect et de l’unité, en un mot de l’espérance. Prêtres et fidèles, nous sommes ensemble sur le chemin de la renaissance.

Claude de Langle